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vendredi 18 janvier 2013

Georgetown

Nous quittons Lee Stocking pour nous rendre à Georgetown. La navigation s’est très bien passée. Une belle journée ensoleillée. Le trajet se fait facilement et nous prenons une grosse daurade de 45 pouces, elle pèse 10 livres. Elle mord à notre ligne juste en rentrant. C’est à croire qu’elles nous attendent dans les passages entre les îles. Par contre ici, l'entrée est large et facile, on la laisse trainer un moment avant de la ramener car sinon celle-ci saute et réussissent à se libérer de l'ameçon. Ça a pris une heure pour qu'elle se fatigue et que Pierre puisse la sortir. Un catamaran nous suivait et semblait se demander pourquoi nous n’avancions pas et faisions des zigzag. Il me regarde et me fait signe de me tasser un peu pour suivre le canal. Il est passé très près sur tribord pendant que Pierre maintenait notre prise qui se débattait encore au fond du cockpit. Pierre a alors soulevé la daurade pour la montrer au 4 gars qui se trouvaient sur le cata. Ils se sont mis à applaudir et à siffler, Pierre était pas mal fier. Très belle prise en effet. Ce poisson est si délicieux.


Nous nous ancrons devant le Chat’n Chill et allons visiter nos amis Bahamien qui sont sur leur voilier pour le week-end. Ils nous attendent et nous sommes très heureux de les retrouver.

Les Exhumas sont magnifiques, on ne se lasse pas de ses paysages et de la faune environnante.

jeudi 17 janvier 2013

Entrée rocambolesque à Lee stocking

Nous quittons Rudder Cay pour nous rendre dans une baie un peu plus loin avant Georgetown. Nous passons le « cut » qui est très tumultueux. Nous sommes dans une vraie soupe en ébulition mais heureusement ça ne dure que quelques minutes et une fois dehors, la mer est confortable. Nous hissons la grande voile et jetons la ligne à l’eau. Le trajet se passe très bien avec quelques poissons volants qui survol les flots à notre rencontre. Nous avons un appel de « Furteur » Celui-ci vient d’attraper sa première prise à la pêche à la traine. Un magnifique thon « Skipjack Tuna », dont la chaire rouge est délicieuse.
Nous sommes tout près de notre destination et le trajet s’est fait rapidement. Nous sommes en approche de l’entrée du Cut de Lee Stocking. Je suis en train de me dire que nous n’aurons rien pris aujourd’hui. Un peu déçu, je jette un coup d’œil vers l’arrière du bateau pour vérifier la ligne et… OUI! Nous avons quelque chose! Tu parles, nous sommes à l’entrée du « cut », c’est comme pas vraiment le bon moment mais c’est super quand même. On affale la grande voile avec le poisson qui tire sur la ligne à l’arrière, pas le choix d’attendre qu’il se fatigue. Un grain arrive au même moment et un autre plaisancier s’engage dans le cut et se rapproche menaçant se prendre dans notre ligne. Pierre enroule la ligne mais le poisson est encore trop vigoureux et risque de se déprendre. Je tiens le cap et tente de communiquer avec le plaisancier arrière alors qu’on s’engage dans le cut. Le plaisancier ne nous reçoit pas alors nous lui faisons des signes à l’arrière. Il comprend et s’écarte avant de se prendre dans la ligne. Pierre réussit à ramener le poisson juste après le « cut » c’est une daurade. La pluie cesse, le vent diminue et tout se calme. Toute une entrée à Lee Stocking. 
 
Nous terminons la journée à la pêche et partageons nos « glass eyes snapper » avec d’autres plaisanciers. Très bel ancrage.

mercredi 16 janvier 2013

Plongée à Rudder Cay

Nous allons plonger près d’un beau récif dans le "cut" de Rudder Cay. Il y a des poissons multicolores qui nagent en groupe au gré du courant. Je voie une raie qui est ensevelit sous le sable juste sous le dinghy. On la distingue seulement en raison de ses deux gros yeux noir devant sa tête qui ressemble à un monticule de sable. On dirait un enfant costumé en petit fantôme un drap sur la tête et deux gros trous vis-à-vis des yeux. Je décide de la laisser tranquille même si j’aime vraiment les admirer se mouvoir gracieusement.

Je file un petit « Triggerfish », ces jolis poissons bleus ou noirs avec un motif autour des yeux qui donne l’impression d’avoir de grand cils, on dirait des yeux de poupée. Il nage différemment des autres, ils n’utilisent pas leurs nageoires caudales pour se déplacer, ils oscillent la dorsale et la pelvienne, ils m’ont toujours fasciné.  Je me dirige vers une trachée où plusieurs poissons ont l’air d’exécuter un ballet. Je décide de passer au travers quant à l’embouchure une énorme « Southern Stingray » ayant la même idée tourne le coin opposé et voltige directement vers moi. Nous sommes face à face, elle me regarde de ses grands yeux alors que ses longues ailes oscillent majestueusement en s’avançant sur moi, elle vole littéralement par des mouvements délicats et gracieux qui rappellent le doux roulis des vagues légère de la mer. Un ravissement pour les yeux. Elle fait ma taille de longueur et de largeur quand j’ouvre grand mes bras. Face à moi, au dernier moment, elle incline la tête vers le bas et se glisse doucement à quelques pouces sous mon corps. Elle est si belle et ce spectacle m’a tant surprise que j’en ai le souffle coupé. Elle continue jusqu’à Pierre et se tapis directement où il vient de laisser quelques morceaux de langouste. Voilà pourquoi elle semblait si intéressée!

Action à Darby Island

Nous sommes dans le petit ancrage de Darby Island et son jolie château. Tout est paisible et le soleil brille quand deux bateaux arrivent dans la baie déjà bondée en raison des forts vents de l’Est. L’un d’eux s’aventure plus loin dans l’ancrage côté Est et passe entre les bateaux déjà ancrés. Bien entendu, il rebrousse chemin car l’autre côté n’est pas du tout protégé pour le vent dominent actuel. En passant près d’un petit voilier d’environ 22 pieds ancré à la Bahamienne, c’est-à-dire avec deux ancres positionnées de chaque côté du bateau formant un V avec ses câblots, le bateau en mouvement s'accroche dans un de ses câblots qui est presque à la surface en raison du peu de profondeur et commence à trainer celui-ci. Le propriétaire sort de son bateau en paniquant alors que l’autre plaisancier ne se rend compte de rien. Le câblot se relâche finalement et le 22 pied se met à dériver vers sa 2e ancre qui le dirige droit sur un haut fond. Tout ça se déroule alors que Pierre est en train d’aider le 2e arrivant à s’ancrer convenablement entre deux autres voiliers en plongeant pour sécuriser son ancre. Beans, le bateau derrière nous, se précipite pour aller porter secours au petit voilier qui risque de s’échouer, il saisit son câblot pour larguer son ancre où elle était à l’origine quant au même moment...! Un autre dignhy arrive avec à son bord un homme... heu! Non ce n’est pas un homme mais j’ai hésité! C’est une femme d’une carrure et corpulence digne d’un homme bien pris. Elle fonce dans le tas sans prévenir effectue un virage en 90° et frappe de plein fouet le franc bord tribord du bateau que Pierre est en train d’ancrer. Elle rebondit un pied en l’air et retombe durement sur son siège et ne lâche pas le régime. Elle longe grossièrement la coque du voilier jusqu’à l’arrière en criant de siffler la corne de brume si jamais il décroche durant la nuit et retourne à son voilier. J'aurai tout vue! On dirait qu’elle a perdu le contrôle et encore moins rassurant, elle semble seule sur son voilier. Pierre sort la tête et commence à avoir peur de se faire faire une coupe de cheveux à l'hélice de moteur hors bord avec toute l’activité qui se déroule autour. Finalement tout se termine bien et nous passons une agréable soirée.

mardi 15 janvier 2013

Musha Cay et la prise de Judy

Nous passons devant l’île « resort » qui appartient à David Copperfield, Musha Cay. Un séjour dans cette agréable centre hôtelier se détail à 37 500 $ par jour pour 12 personnes. Du moins c’est bien ce que j’ai lu sur son site: http://www.mushacay.com/#/home, j’oubliais de mentionner que le champagne est compris! Ça va de soit! Nous passons la nuit ancrés à cet endroit de rêve et bien entendu, à moindre frais. La sirène que nous avons découverte l’an dernier se trouve à l’abord de l’île qui suit, Rudder Cay. C’est d’ailleurs Copperfield qui l’y a fait installer. Voici l’histoire en résumé :

Au cours d'un dîner Copperfield a partagé un projet passionnant, Il a fait appel à un sculpteur soucieux de l'environnement sous-marin qui confectionne des récifs artificiels, DeCaires Jason Taylor. Une histoire écrite par Copperfield a inspiré la sirène de Rudder Cut Cay. Le conte est d'un capitaine qui a parcouru le monde et a joué du piano pour prendre au piège le coeur d'une sirène. Depuis 50 ans, le capitaine a joué sa mélodie particulière à sa sirène en espérant qu'elle viendrait. Après la mort du capitaine, ses cendres ont été saupoudrées dans la mer et son piano a été balancé dans les flots. La sirène s'est figée dans le temps en écoutant cette mélodie éternellement. «C'est vraiment beau», dit Copperfield. Il a donc décidé de faire concevoir cette sirène écoutant la mélodie joué au piano tout en aidant à créer un récif corallien.
Le lien de l’artiste qui produit ces sculptures sous-marines figure à droite de ce blogue. Le but de son œuvre est d’aider les coraux à se régénérer car les récifs coralliens meurent et sont de plus en plus en mauvaise santé.
Nous y faisons une belle plongée, magnifique variété de poissons et coraux. Les gars me taquinent depuis un moment de ne pas être capable de pêcher à la sling. Surtout Jeremy qui rit en faisant semblant de m’imiter comme si j’avais peur de la sling elle-même. Et bien soit! J’empoigne donc la lance sous son regard amusé. Il ajoute « Mommy, tu n’es pas capable de faire de mal à une mouche allons! »
Nous nous dirigeons alors sur le récif, je plonge la première, fonce sous l’eau et je commence à chercher avec Jeremy à ma suite. Au bout d’un moment il me demande en riant « est-ce que tu plonges au moins? » « Non je marche sur l’eau ha ha ha! » Je continue donc malgré ses plaisanteries. Je dois dire que cela me rend encore plus déterminé. Tout à coup, WOUHAAA! J’aperçois un énorme poisson scorpion, je ne prends même pas le temps de réfléchir et PAN! Je le harponne d’un coup direct dans la tête. Jeremy me regarde avec de grands yeux ronds. Je lui en bouche un coin là! On rapporte le poisson au bateau et Pierre est tous aussi impressionné, il demande deux fois si c’est bien moi qui l’ai attrapé. « Hump! Bien sûr que c’est moi! » De plus, nous constatons ensemble que c’est le plus gros « Lion fish » jamais attrapé sur Le Temps de Vivre. Je suis pas mal fière de moi.
Un Bull Shark est venu nous rendre visite durant notre pêche, il devait mesurer autour de 6 pieds, je dois dire que les requins ne sont pas menaçant dans les Bahamas car l’eau y est claire. Par contre, ce spécimen n’est pas rassurant et est un danger potentiel pour les baigneurs. J’étais heureuse de me trouver entre Pierre et Sébastien étant tous trois armé de nos sling on le regardait approcher bien en face. Il est venu près de nous, a rebroussé chemin et a disparu comme il était apparu.
Une belle journée qui s’achève sur un coucher de soleil magnifique et deux beaux filets de poisson scorpion. Je dirais presque qu’il était encore meilleur que d’habitude!

lundi 14 janvier 2013

À voile pure

Une navigation parfaite, à voile pure. Le bateau glisse confortablement sur la mer qui nous chante une magnifique berceuse. Nous nous sommes arrêtés en chemin sur un récif car les hommes voulaient aller pêcher. Nous ancrons les bateaux et après un dîner rapide ceux-ci quittent pour explorer le récif. Pendant ce temps je me dis que je vais aller plonger autour du bateau. J’enfile mon équipement d’apnée et descend doucement dans cette eau turquoise. Elle est si claire que les rayons du soleil filtre sous la surface. Il y a beaucoup de petites méduses translucides qui miroitent une teinte rosée parfois améthyste, un fin fil scintillant orne le rebord de leur petite tête ronde ainsi que le motif de fleur à quatre gros pétales  au centre de leur tête. Elles sont comme des bulles de savon qui flottent dans l’air.  Joli spectacle.

Je décide de nager jusqu’au bateau ami qui nous accompagne depuis Staniel Cay, « Fureteur ». Je me hisse dans leur annexe et cogne sur la coque. Personne! Peut-être que Geneviève s’est endormie pendant que les gars sont à la pêche. Il faut dire que l’ancrage est très rouleur. Je tente de l’interpeller mais toujours rien. Je suis un peu inquiète mais peut-être que je n’ai pas remarqué et qu’elle a accompagné nos pêchers.  Je replonge dans cette eau couleur piscine et retourne à notre bateau en vérifiant les ancres.

« Jeremy! Vient m’aider » s’écrit Pierre en sortant la tête hors de l’eau. « J’arrive! »  Pierre a déniché un énorme crabe de corail et celui-ci refuse de sortir de son habitacle. Jeremy tente de l’en déloger mais il s’est bien accoudé aux parois de son antre et refuse de céder. Jeremy le repousse alors pour que Pierre le saisisse de l’autre côté. Une patte se distingue sous la roche, Pierre la saisit et voilà! La prise du jour, en plus nos trois pêcheurs ont chacun une belle langouste de prise. Première prise pour Sébastien qui expérimente pour la première fois les Bahamas.

Je suis sur la plage arrière du bateau à prendre un douche quand je perçois du mouvement sur le rivage. Bizarre, il me semble que cette île n’est pas habitée. Je me demande s’il n’y a pas quelqu’un en train de m’espionner. Je descend pour finir de m’habiller dans le bateau au cas où. J’empoigne les jumelles et sort, j’aperçois les hommes qui reviennent, je suis surprise de constater qu’ils ne sont que trois. Mais où est Geneviève, j’espère qu’elle n’a pas eu un malaise car elle est enceinte de 6 mois. J’aurais peut-être dû entrer dans le bateau. 
 
« Regarde ça ma belle! » me dit Pierre en brandissant fièrement son énorme crabe, Jeremy s’empresse de me raconter leur histoire de pêche avec beaucoup d’enthousiasme. « Super! Mais dîtes donc, où est Geneviève? Je suis allé sur le bateau et je n’ai pas eu de réponse! » Sébastien me répond « Je l’ai débarqué sur la plage, elle est assise sous le petit arbre à l’ombre pour écrire un journal pour le bébé! » . Là je suis perplexe, moi qui pensais que quelqu’un m’espionnait, Je me sens pas mal ridicule maintenant.

Les crabes de corail sont bons mais à ce temps-ci de l’année ils ne sont pas plein, un peu comme le homard, il y a des saisons. Il était tout de même délicieux. Nous passons la nuit à Little Farmer, un ancrage plus confortable un peu plus au Sud.

samedi 12 janvier 2013

Départ de Black Point




Nous quittons Black Point, et ses panoramas magnifiques en compagnie d'un bateau ami, "Fureteur", une connaissance du Lac Champlain qui se dirige également vers Georgetown.

Nous visiterons les îles intérieurs et attendrons que les houles soient calmes pour prendre le large un peu plus loin. En attendant beaucoup d'endroit à visiter et la pêche est bonne.