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Messages triés par pertinence pour la requête lion fish. Trier par date Afficher tous les messages
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dimanche 6 mars 2011

Warderick Wells Cay, Exuma Park et navigation sportive


 
Il y a une baie juste devant le « Warderick Cut » soit un passage pour prendre le large. Ce mouillage,  en forme d’hameçon comporte une vingtaine de mouillages alignés à la queue leu leu contournant un énorme banc de sable qui émerge du centre à marée basse. Ce mouillage est si populaire qu’on doit réserver en communiquant avec le Park sur le canal 09 à compter de 9h00 le matin et être rapide sur la gâchette pour avoir la communication VHF. Nous sommes en navigation sous un soleil de plomb et il est 14h00.  Je décide de communiquer avec  eux  juste au cas où il y aurait une annulation. Incroyable la veine que nous avons car il y a un mouillage qui vient de se libérer et nous pouvons l’avoir. Nous nous dirigeons donc vers cette escale qu’on nous a chaudement recommandée. Nous nous engageons en longeant les bateaux qui sont alignés le long de la trachée. C’est de toute beauté!

Des gros poissons et des raies viennent derrière le bateau. Nous avons même heurté un poisson avec l’annexe sur le banc en traversant pour aller visiter un autre plaisancier, à marée haute il y a environ 2 pieds d’eau. Nous avons tous sursauté en le heurtant et le poisson a continué de sauter avec des grands bons probablement aussi surpris que nous. Il y a des oiseaux qui viennent manger dans nos mains. À marée basse, le banc de sable au centre devient sec, il ne reste que la trachée d’un bleu turquoise avec les bateaux  qui ont l’air de baigner le long d’une étroite rivière. Un mouillage des plus spectaculaires quand même! On peut emprunter des Kayak et marché dans les sentiers. J'en ai profité pour faire du pain, mes hommes aiment bien lorsque l'odeur du pain embaume tout le bateau.

Mikael, un local qui vient travailler pour la protection dans le parc des Exumas, nous a appris que les « Lion Fish » sont de plus en plus présent et que, comme ils viennent du pacifique ils n’ont pas de prédateur ici. De ce fait, il y a prolifération de ces spécimens qui peuvent ingurgiter jusqu’à 20 petits poissons de récif par jour. A ce rythme ils peuvent détruire le ¾ d’un récif corallien en seulement 5 semaines. Le gardien nous a expliqué que l’État a entrepris d’apprendre au Bahamien à les manger, la chair en est très bonne, il faut simplement faire attention aux épines venimeuses et les retirer. La chair est très bonne paraît-il. À défaut de les manger si nous n’avons pas la technique pour les arranger, l’État recommande de les tuer lorsque nous en voyons et je dois dire que nous en avons vue beaucoup plus qu’il y a 4 ans lors de notre dernier voyage jusqu’à St-Martin. Pierre a dénombré une douzaine de Lion Fish sur un récif d’environ 20 pieds carré alors que durant tout l’hiver 2007-08, nous n’en avons aperçu que très rarement. Même si ce sont de très beaux poissons vêtus de dentelle et soie, dorénavant, nous aiderons à sauver les récifs en éliminent ceux que nous verrons. Pour ce qui est de les manger, nous attendrons qu’un bahamien nous apprenne comment faire sans risquer de se piquer.



Un front froid est annoncé et nous comptons nous rendre à Nassau, des vents assez forts sont annoncés mais nous l’aurons de travers alors que si nous restons ici, nous devrons y rester pour au moins 3 jours. Nous décidons de lever l’ancre à 7h30 le matin pour nous rendre à Nassau, nous sommes parés à prendre une navigation sportive aujourd’hui.

Nous sommes arrivés à Rose Island dans un temps record. La navigation s'est bien passée mais nous devons avouer que c'était très sportif. Les vents étaient autour de 20 nœuds et à mi chemin de Nassau il y a eu des pointes allant jusqu'à 30 nœuds. Les houles étaient autour de 2 à 4 pieds avec quelques unes qui allaient jusqu'à 6 pieds et étaient assez courtes, aux 5 secondes environ tous deux de ENE et nous l'avions de travers. Nous avons donc tenu une vitesse moyenne de 6.5 nœuds à voile allant jusqu'à 7.8 nœuds comme maximum. Deux prises de ris dans la grande voile et le génois déployé à 110%. La vitesse de coque de notre bateau est de 6 nœuds, Nous surfions sur certaines vagues et lorsque la vitesse dépasse les 6 nœuds, la coque vibre sous la puissance de la mer, tout un « challenge », c’est très amusant. Nous avons fait 55 miles nautiques, j’ai du prendre la barre pour un peu plus de la moitié du trajet car la force du vent est des houles étaient trop forts pour Pedro, c’est notre pilote automatique. Je me suis bien amusé mais le dernier 15 miles était ardu en raison des houles et du vent qui avaient renforcis. Je sentais tous mes muscles se contracter à chaque houle qui nous soulevait en surfant.  Le bateau s’est très bien comporter et nous ne l’en aimons que plus encore. Quel bon bateau d’océan!

Éric et Annie sont aussi à Rose Island mais ce soir nous allons nous reposer de notre journée sportive.







mardi 7 février 2012

Pêche aux Poissons Scorpion


Quel beau poisson que ce "Lion Fish". Ces dernières années il est de plus en plus présent dans les récifs des Bahamas. Ces poissons semblent voler voluptueusement avec leur robe à rayures et de volant à motif  pois. Élégamment habillés et raffinés ils n'en sont pas moins très néfastes pour la survie des poissons de récifs des Exhuma et autres régions du Sud. Dans un message précédent : http://tempsdevivre2.blogspot.com/search?q=lion+fish, je mentionnais que nous aimerions apprendre à les arranger pour les déguster et du même coup, préserver les magnifiques poissons qui vivent dans les Bahamas et les mers du Sud.

Notre bon ami Bahamien, Wendle, nous a donc appris à faire des filets avec ce poisson aussi magnifique qu'indésirable. Un vrai délice, un goût rappelant un peu le dorée qu'on pêche dans les lacs et rivières du Québec. Une chaire très fine. Nos invités ont été très impressionnés de gouter ce poisson qui porte à sa robe de gala des épines vénéneuses.


Voici donc comment procéder pour arranger ce poisson des plus délicieux.

On le pêche facilement à la sling. De plus, autre avantage, ce poisson n'attire pas les prédateurs, même en étant blessé. Donc pas de Barracuda ni de requin à surveiller. Il suffit de déposer le poisson dans un sceau directement de la sling pour éviter de toucher les épines. 
Une fois au bateau, on prend le poisson avec des gants et un linge pour le maintenir sur une planche. On coupe la tête en partant dessous des nageoires caudales car celles-ci comportent aussi des épines. Ensuite, on coupe les épines dorsales. Voilà, plus de problème! On peut maintenant manipuler le poisson sans risque. On l'écaille en grattant avec un couteau puis le coupe en filet facilement car les arrêtes sont droites. On fait deux beaux petits filets de chaire fine et délicate. Griller avec un peu de beurre et des épices créoles. Ou simplement avec beurre et échalotes et câpres. Savoureeeeez! Mmmhhhh un délice!

vendredi 11 janvier 2013

Commité d'accueil

Nous décidons d’explorer des nouveaux récifs coralliens à l’ouest de Black Point. Nous enfilons notre équipement dans l’annexe. Je suis la première à plonger. Juste dessous notre embarcation un beau gros poisson porc-épic (puffer) se dandine doucement et si dirige vers sa cachette mine de rien et se retourne pour nous regarder. Il y a une grande variété de poissons et  c’est débordant de vie, Pierre me rejoint.
Je m’aventure un peu plus loin et aperçois une belle tortue de mer qui nage paresseusement devant moi quand j’en vois une deuxième qui nage à sa rencontre. Elles se rejoignent et ont l’air de s’amuser ensemble. Magnifique spectacle qui se gâche un peu quand je distingue un beau gros Barracuda qui me regarde directement. Je l’ignore et continue cette belle plongée. Pierre me regarde me fait signe de regarder tout autour. Je m’exécute et je constate que nous sommes littéralement cernés par une douzaine de Barracuda de taille diverse. Tout un comité d’accueil! C’est certain qu’ils surveillent si nous n’aurions pas une petite proie facile à dérober. Mais au nombre qu’ils sont je ne souhaite pas me retrouver au milieu de leur bagarre.

Je continue à nager malgré tout car il y a tellement de beaux spécimens ici que je ne m’arrête pas pour autant. Deux de ces énormes brochets, comme je les appelle, sont côte à côte et se font nettoyer la bouche par des petits poissons. Je n’aime pas trop la façon dont il font leur geste de la mâchoire, celle-ci est entrouverte et fait un mouvement qui s’ouvre et se ferme lentement de façon intermittente, comme un chien qui montrerait ses crocs. Par contre le plus gros d’entre eux me suit sans cesse. Je rebrousse chemin pour aller rejoindre Pierre, arrivée à sa hauteur je lui touche l’épaule ce qui semble avoir énervé le gros bobard car juste le temps que j’informe Pierre de la présence du Barracuda qui m’a pris en filature, nous replongeons la tête dans l’eau et il est là, nous regardant dans le blanc des yeux et scrutant entre nous deux pour voir si je ne lui aurait pas filé une prise. Jamais vue un Barracuda d’aussi près. Pas mal effronté celui-là.  Pierre attrape tout de même un gros crabe de corail. Ceux-ci sont très difficiles à voir en raison que leur carapace est une réplique exacte des coraux environnants. Et les « cudas » n’en ont rien à faire alors pas de danger.

Un beau poisson scorpion (Lion Fish) se trouve là. Pierre hésite un instant et le harponne rapidement, le flanque dans l’annexe où je me trouve déjà et saute hors de l’eau a une vitesse impressionnante. Je lui demande « les Barracudas n’ont pas bronché? » il me répond « Je ne suis pas resté pour le savoir! »
Nous en faisons un repas délicieux.

dimanche 19 février 2012

Rudder Cay et Darby Island


Escale de rêve!  La navigation entre Georgetown et Rudder Cut s’est faite sous voile au largue, soit avec un vent de travers arrière. Belle navigation malgré la houle de 2-4 pieds. La mer nous soulevait de sa main et nous poussait un peu plus en avant comme pour nous montrer le chemin. La mer est sublime et a toutes sortes d’humeurs. Elle ne cessera jamais de me fasciner.

Nous entrons dans le passage à l’étale, une entrée en douceur. Généralement nous nous ancrons au nord, soit devant la magnifique cavité et le magnifique récif où nous avons l’habitude de plonger.

En regardant ma carte, J’avais remarqué un autre ancrage près de récifs que nous n’avons pas encore explorés. Nous décidons d’y aller. L’ancrage est très protégé donc très confortable, en plus il n’y a qu’un seul autre bateau. Parfait! Après le temps passé au terrain de camping de GGT, une escale sauvage et privée sera grandement appréciée.

Nous progressons lentement entre des têtes de corail, Jeremy est posté à l’avant du bateau et observe le fond pour nous diriger. Pierre est à la barre et je suis à analyser la carte pour se rendre à l’ancrage désiré. Nous entrons finalement dans une étroite tranché bordée d’un banc de sable de chaque côté. Nous entrons dans une baie magnifique. Après avoir vérifié la marée qui varie de 3.5 pieds, Pierre jette l’ancre dans 8 pieds d’eau. Nous sommes à marée haute ce qui laisse assez de profondeur sous la quille pour la marée basse.



À peine arrivée Pierre et moi partons faire de l’apnée sur le récif à l’entrée du passage avant que la marée commence à descendre et que le courant soit intenable. L’eau est très claire et la plongée est superbe. Deux énormes « puffer » sortent de dessous une cavité et nagent librement. Jamais vue d’aussi gros spécimens des ces poissons porc-épic, ils sont beaux avec leur tête démesurée et leur gros yeux suppliants. Un vrai ballet de poissons colorés et de coraux vivants de toutes les couleurs défilent sous nos yeux. Éblouissant!

Pierre chasse des « Lion fish » à la sling, après le cinquième, un grand Barracuda arrive à toute allure sur moi, bien entendu celui-ci pense venir s’approprier nos prises. Il s’approche très près et semble dire que je devrais bien partager avec lui. Un des « puffer » se dirige droit sur lui et le Barracuda s’en va!

Nous rentrons, Jeremy a vraiment manqué une magnifique plongée. À notre approche, le bateau voisin nous fait signe de venir le voir. Il nous demande si nous avons pris quelque chose et nous propose de nous offrir de la Dorade. Super! Nous le remercions. Il nous informe de quelques endroits où la plongée est très belle aussi. Nous irons demain matin à marée basse.

Plongée spectaculaire à Darby Island

Des sons d’éclaboussures nous sortent du lit ce matin. Nous allons voir dehors et ce sont 4 gros Jacks qui s’amusent autour et sous le bateau qui font ce brouhaha. Il fait beau et chaud, encore et nous effectuons une dernière plongée dans un véritable jardin de coraux, il y en a partout! 
 

Je me retrouve au beau milieu d’un gros banc de poissons, des « jack » qui mesure 1 à 1.5 pieds, semblable à ceux que nous avons vue ce matin. Jamais vue de banc d’aussi gros poissons. Généralement ce sont des petits spécimens qui nagent dans les récifs. 

Il faut dire que nous sommes tout près d’un passage et ceux-ci débouchent sur le large. Ce qui fait que je n’aime pas trop être dans l’eau quand Pierre pêche à la sling. Près du large, ça peut attirer les requins et la présence du sang d’un poisson blessé dans l’eau peut les rendre imprévisibles. Heureusement, l’eau est claire alors ils ne nous prendront pas pour la proie. Pierre a pris plusieurs « Lion fish » ainsi que 2 langoustes et un crabe corallien, Jeremy en raffole. Il peut passer toute la soirée à décortiquer un crabe pour en déguster la chaire floconneuse.

Nous sommes toujours dans l’eau quand je vois arrivée un « Lemon Shark » un requin citron. Il a environ  5 pieds de long et s’approche sournoisement de nous. Je me doute bien que Pierre a tué un poisson avec sa sling alors que la pêche devait être finie. Le requin nous regarde, je décide de nager vers lui, il est très beau et nous voit bien, il comprend que nous n’avons pas de poisson et rebrousse chemin. Il y a tant de poissons et de végétation ici, la plus belle plongée cette année!
Nous rentrons au bateau pour nous préparer à partir, Pierre et Jay vont ouvrir des noix de coco sur la plage pendant que je prépare le repas. Nos voisins arrivent et me demande si j’ai encore de la place dans mon congélateur car ils ont attrapé une cigale de mer et n’ont pas de place. Super! Je la prends et leurs offre de la citrouille et un chou que j’ai à bord. Ils en sont ravis. À leur retour Je fais croire à Jay et Pierre que je suis aller pêcher et que j’ai attrapé la cigale. Il me regarde perplexe et ne savent pas trop s’ils doivent me croire malgré devant le fait accompli. Je leur avoue finalement que c’est un cadeau de nos voisins, « Beans » le nom du bateau, ils m’ont aussi offert des colliers fabriqués avec des « Beans » des îles.

Rudder Cut était déjà une de mes escales préférées et elle ne l’est que plus encore.

 

Little Farmer à Black Point


Dimanche 18 février.

Nous nous préparons à partir ce matin, Pierre réalise qu'il a oublié la ligne à l'eau hier. On met un petit morceau de calmar sur un hameçon qu'on laisse pendre derrière le bateau. On prends toutes sortes de prises de cette façon. Entre autre des snappers et du Chub. On rentre la ligne et quelle ne fût pas notre surprise de voir un Grunt qui s'y est pris durant la nuit. HOouuuuuuu! ça sera bon à l'apéro de ce soir. Fantastique! Bien que j'affectionne le goût fins des filets de la délicate chaire des "Lion Fish", tout autre poisson est bienvenue dans mon assiette.

Nous levons l'ancre à 8h15. Nous faisons un arrêt à Little Farmer afin d'y faire le plein d'eau qui est gratuite au Government dock. Une petite sièste comblera le début de l'après-midi. Nous repartons à 15h00 pour nous diriger à Black point. 

Il fait beau et chaud, nous naviguons à l'intérieur des îles, l’eau est d’un turquoise claire et le vent souffle délicatement du sud-ouest, à peine 10 nœuds. Presque température du corps, ce vent chaud nous caresse doucement la peau au passage pour ensuite faire gonfler le génois qui est tout déployé. Nous glissons doucement sans vague sur cette mer d’émeraude qui scintille comme un bijou sous les rayons d’un soleil radieux. On distingue l’ombre du bateau, celui-ci se dessine très nettement sur le fond de sable blanc sous la surface de l’eau qui est de 10 à 15 pieds de profondeur. 
 
C’est si paisible et doux comme navigation qu’on dirait que le temps s’est arrêté. Il règne un calme apaisant avec comme musique de fond le clapotis de l’eau qui se fend sur l'étrave du bateau à notre passage. Jeremy se demande si on avance bel et bien tellement le bateau reste stable et droit, on a l'impression de flotter. La vitesse n’est que de 3-4 nœuds mais nous ne sommes pas pressés. Quel beau moment à savourer sous ce ciel bleu clair au milieu du paradis.


Nous arrivons à Black point et y passerons la nuit.