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Messages triés par pertinence pour la requête cruising permit. Trier par date Afficher tous les messages
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dimanche 27 mars 2011

CRUISING PERMIT

Suite à nos formalités à Ste-Augustine, nous avons obtenu les informations concernant ce  fameux permis de navigation aux États-Unis.

Premièrement, le nôtre était échu depuis 2008 et nous ne l’avions pas renouvelé pour la simple raison que le bateau n’est pas sorti des États-Unis depuis cette date. Je l’avais demandé aux douanes de Rouses Point l’été dernier avant de me rendre à New York et le douanier m’avait dit que je devais aller faire le tour de la bouée, qui délimitait le territoire Canadien, et revenir sans avoir à aller  faire les formalités Canadiennes. J’avais juste à sortir des eaux Américaines. Il nous a dit cela sur un ton complètement désintéressé en ayant l’air de dire « allez-y si vous avez du temps à perdre! ».

J’ai donc laissé tomber cette procédure qui nous a semblée inutile et je suis partie en direction de New-York par la Rivière Hudson. J’ai eu la visite des Coast Guard pour fin de vérification en arrivant près de New-York, au port de Nyack pour être exacte. Les officiers m’ont demandé si j’avais ce « Cruising Permit ».  Je leur ai expliqué que non car j’avais passé la frontière en voiture et que le bateau était aux États-Unis en permanence. Ils m’ont donné un certificat de conformité et tout était en bonne et dû forme selon eux, aucun frais et rien ne semblait irrégulier, pas même une recommandation.  Le trajet jusqu’en Floride à très bien été et nous n’avons eu aucun problème malgré les nombreux ports que nous avons visité.

Cet hiver en revenant des Bahamas, le douanier nous l’a demandé et comme nous ne l’avions pas depuis 2008, nous lui avons réitéré que le bateau était resté au USA jusqu`à cette année car nous arrivions des Bahamas. Il a recherché le numéro de notre ancien Cruising Permit, ça a été un peu long car le douanier qui l’avait fait à l’époque avait entré le nom sans espace, soit dans un seul mot. Une fois trouvé, parfait pour le renouvelé. Il n’y avait aucun problème a ce que nous ayons navigué tout ce temps aux « States » sans l’avoir. J’ai donc posé la question, à quoi ça sert de l’avoir? Et quelles en sont les conséquences?

Voici la réponse du douanier :

Un « Cruising Permit » c’est un genre de « Visa Boat » Donc un visa de passage pour le bateau. Il ne peut pas être renouvelé tant qu’il n’est pas échu et peut l'être pour un maximum d’un an. Il nous a recommandé de toujours garder le numéro de notre Cruising Permit même échu, ça facilite le renouvellement. Donc, s’il est échu et que nous décidions de rester un hiver en Floride, cela veut dire que nous devrions nous rapporter et avoir à payer les frais d’entrée dans chaque port que nous visiterions, soit environ 39$, en admettant que vous vous rapportiez à tous les ports car ce n’est pas une formalité de rigueur. Par contre, si nous restons autour du même port ou que nous quittions ce même port directement pour les Bahamas par exemple, il n’y a pas de problème, nous n’en avons pas besoin. Si nous ne l’avons pas et que nous nous déplacions d’un port à l’autre, dans le pire des scénarios nous pourrions essuyer les frais d’entrée et de sortie pour chaque port visités avec l'obligation de nous y rapporter, sans autre conséquence.

Le douanier nous a donc suggéré de renouvelé le nôtre pour 8 mois pour que lorsque nous reviendrons en décembre prochain, il soit toujours valide mais qu’à notre retour en Mars, il soit échu. De cette manière nous pourrons le renouvelé chaque année en déboursant la modique somme de 19$ et éviter des frais que,soit dis en passant, nous n’avons jamais eu à essuyer.

Le douanier nous a donc suggéré de renouvelé le nôtre pour 8 mois pour que lorsque nous reviendrons en décembre prochain, il soit toujours valide mais qu’à notre retour en Mars, il soit échu. De cette manière nous pourrons le renouvelé chaque année en déboursant la modique somme de 19$ et éviter des frais que,soit dis en passant, nous n’avons jamais eu à essuyer.

Quelques jours plus tard, nous avons été visités au quai public de Jacksonville par des agents des douanes, ceux-ci ont demandé nos passeports et les enregistrements du bateau, ils ne nous ont jamais demandé le « cruising permit » et nous étions pourtant dans un port différent. Nous venions de le renouvelé et il ne nous ait pas plus demandé. Par contre nous aurons la tranquillité d’esprit de faire les choses comme il se doit.

Voilà qui pourra aider, nous l’espérons, les plaisanciers comme nous à y voir plus claire.

Aujourd'hui 12 mars 2012, je pose la même question aux douaniers de Cape Canaveral lors du renouvellement de notre "Cruising permit".

Les douaniers nous ont réitéré la même chose qu'à St-Augustine. Ce "Cruising permit" est pour éviter d'avoir à te rapporter à tous les ports et de payer les frais d'entrée et de sortie. Une amende pourrait être donné à celui qui se déplace d'un port à l'autre sans l'avoir et qui ne se rapporte pas. Montant: ??? les douanier ne le savais même pas!:hein:

mercredi 14 mars 2012

Lamantins à Cape Canaveral et cruising permit


Ce matin le vent est tombé et nous sommes entourés par la nature de la Floride. Un Grand-Héron se tient élégamment au bout du quai où nous sommes amarrés tandis que des Pélicans sommeillent à l'autre extrémité derrière nous. L'un d'eux s'envole et s’échoue lamentablement sur le bout d’un piler tel un débutant, atterrissage manqué. Moi et Jeremy rions devant ces oiseaux au mouvements si maladroits.

Nous allons chercher notre « Cruising Permit » et ne profitons pour fouiner dans les petites boutiques sur la route. Plusieurs petites terrasses en bordure du canal et beaucoup de monde. Nous savons maintenant ce qu’est un Cruising Permit en raison de l’explication du douanier de St-Augustine l’année dernière mais demandons tout de même à ses douaniers les conséquences de ne pas l’avoir. Les deux douaniers se regardent l’air perplexe et un long silence s’en suit chacun attendant la réponse de l’autre qui n’arrivera jamais. Ils savent au moins que c’est pour t’éviter des frais d’entrée et de sortie dans chaque port et nous disent qu’avec le Cruising Permit, tu n’as pas besoin de te rapporter dans tous les ports.  C'est parfois contradictoire mais puisqu’ils sont deux en plus des 3 autres douaniers présents qui confirment on ne va pas insister pour se rapporter partout quand même. Le douanier de l’année dernière était plus explicite et savais de quoi il parlait… du moins il en avait l’air! Voire page de blogue plus ancienne : http://tempsdevivre2.blogspot.com/2011/03/cruising-permit.html

Il fait beau et chaud et nous décidons de lever l’ancre à 15h00 pour naviguer toute la nuit et nous rendre directement à St-Augustine par le large. Je démarre le moteur quand Pierre me crie de venir voir dehors. Je le vois regarder le tuyau d’échappement du moteur que rejette l’eau à la mer. Je m’approche et…. Quelle ne fût pas ma surprise de voire une énorme femelle lamantin s'abreuver à même le pot d’échappement! Comme elle se déplace lentement elle passe entre le safran et la quille. Si nous enclenchons l’embrayage, elle se retrouvera blessée par l’hélice. Pourquoi boit-elle cette eau chaude, salée et franchement qui doit goûter le moteur. Jeremy nous dit alors qu’un plaisancier que nous avons rencontré, Douglas du bateau Carefree lui avait dit que les lamantins aiment l’eau douce. Les plaisanciers laissent le boyau d’arrosage s’écouler dans la mer entre l’utilisation et les lamantins viennent s’y abreuver. L’explication est que cette pauvre femelle croyait que notre échappement lui procurerait de l’eau douce. Nous savions déjà qu’il ne faut pas caresser ces vaches de mer qui broutent car ils viennent et s’habituent aiment les humains. Ce qui les met en danger d’être blessés par les hélices des bateaux. Même chose avec l’eau douce. Nous avons dû couper le moteur pour cesser de déverser de l’eau et avancer le bateau avec les amarres à l’autre bout du quai. Nous avons attendu un peu et avons démarré le moteur et quitter le quai rapidement avant que le bruit de l’eau qui s’écoule ne l’attire à nouveau avec son petit.

Ce sont des bêtes très affectueuses avec leurs petits yeux  piteux. Ils nagent lentement et gracieusement en ondulant la queue de haut en bas. L’histoire raconte qu’ils seraient à l’origine de la légende de femmes ayant une queue de poisson, une sirène! Les marins auraient aperçu la queue de ces bêtes qui nagent langoureusement. Probablement qu’ils étaient trop fatigués ou trop ivres pour discerner leur tête chauve, leur visage ridé et leur menton couvert de petits poils. Ha ha ha! J'ai trouvé cette photo qui "pourrait" faire penser à des sirènes... Peut-être, avec quelques rhum derrières la cravate.

mardi 22 mars 2011

Formalités d'entrée à Ste-Augustine

Nous arrivons des Bahamas et devons faire nos douanes à l'arrivée. Nous hissons le pavillon jaune qui indique que nous n’avons pas encore fait nos formalités. Habituellement, le capitaine se rend à terre avec tous les passeports des membres de l’équipage et fait les formalités pour tous. Pierre s’est donc à la Marina Municipale et avait déjà avisé celle-ci par VHF de notre arrivée en territoire Américain. On informe Pierre qu’il doit téléphoner au bureau des douanes de Ste-Augustine. Les douaniers ne se déplacent pas toujours ici et dit à Pierre qu’il doit commencer par téléphoner à Miami pour faire l’entrée du bateau. Ensuite, comme il est un peu plus de 18h00 on nous octroie 24 heures pour nous rendre tous les trois à l’aéroport de Ste-Augustine pour terminer nos formalités.

Le lendemain nous avons pris un taxi pour nous rendre à l’aéroport qui est tout près. De l’extérieur le taxi semblait bien, il était blanc avec des logos noirs. Lorsque j’ai ouvert la portière j’ai eu un bref instant de recul, mes yeux se sont posés sur des siège en cuir beige déchirés et sales, le tissu de la voute et des pare-soleils tombaient en lambeaux. Il y avait une affiche non fumeur mais le cendrier arrière débordait de mégots. Les vitres était jaunit par la fumée de tabac et ça empestait la cigarette.  Il y avait des traces de doigts crasseux sur l’intérieur des portières et sur le dessus des dossiers des banquettes avant. Jamais vue une voiture public dans un état aussi dégoutant!  J’osais à peine bouger et 11$ plus tard, nous arrivions à bon port et nous sortions enfin de ce véhicule infect.

Le douanier nous attendait. Nous avons rempli les papiers et lorsque le douanier nous a demandé ce que nous rapportions tout était Ok jusqu’à ce que je mentionne... deux misérables citrons qui avaient pourtant une petite étiquette de provenance des USA. Il a fait tout un cinéma pour nous dire qu’il devait les récupérer, je lui ai mentionné qu’ils venaient des USA. Il a répondu, « oui mais ils sont allés au Bahamas » Je me disais dans ma tête que ce serait bien plus simple s’il venait directement au bateau comme dans la plupart des ports mais je me suis abstinu de tout commentaire et me suis contentée de sourire.

Bref, après son spectacle d’autorité ultime il n’a plus jamais reparlé des agrumes en questions et nous a souhaité un bon séjour comme s’il ne s’était jamais rien dit sur ces ridicules citrons. Il a aussi eu la gentillesse de tout nous expliquer concernant les « cruising permit ». Pour ceux que ça intéresse, je donnerai les détails dans un prochain message ainsi que sur le site du réseau du capitaine.



En sortant, un homme nommé David était là. Il possède trois avions et était venue faire chercher une licence de vol pour aller au Bahamas avec un de ses avions. Il nous a offert de nous raccompagner jusqu’à la marina dans une Mercedes splendide! J’ai sauté sur l’occasion et ai annulé avec la plus grande joie le taxi de l’horreur qui devait venir nous reprendre. Il nous a proposé d’aller voir ses « jouets » Jeremy et Pierre était emballés d’aller voir ça. Il était capitaine de bateau, transporteur de conteneur et est maintenant pilote d’avion. Il nous a fait visiter ses avions qui sont très belles. Beau métier quand même! Ça a bien intéressé Jeremy qui commence à penser au métier qu’il aimerait pratiquer plus tard.