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Messages triés par pertinence pour la requête sirène. Trier par date Afficher tous les messages
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mardi 15 janvier 2013

Musha Cay et la prise de Judy

Nous passons devant l’île « resort » qui appartient à David Copperfield, Musha Cay. Un séjour dans cette agréable centre hôtelier se détail à 37 500 $ par jour pour 12 personnes. Du moins c’est bien ce que j’ai lu sur son site: http://www.mushacay.com/#/home, j’oubliais de mentionner que le champagne est compris! Ça va de soit! Nous passons la nuit ancrés à cet endroit de rêve et bien entendu, à moindre frais. La sirène que nous avons découverte l’an dernier se trouve à l’abord de l’île qui suit, Rudder Cay. C’est d’ailleurs Copperfield qui l’y a fait installer. Voici l’histoire en résumé :

Au cours d'un dîner Copperfield a partagé un projet passionnant, Il a fait appel à un sculpteur soucieux de l'environnement sous-marin qui confectionne des récifs artificiels, DeCaires Jason Taylor. Une histoire écrite par Copperfield a inspiré la sirène de Rudder Cut Cay. Le conte est d'un capitaine qui a parcouru le monde et a joué du piano pour prendre au piège le coeur d'une sirène. Depuis 50 ans, le capitaine a joué sa mélodie particulière à sa sirène en espérant qu'elle viendrait. Après la mort du capitaine, ses cendres ont été saupoudrées dans la mer et son piano a été balancé dans les flots. La sirène s'est figée dans le temps en écoutant cette mélodie éternellement. «C'est vraiment beau», dit Copperfield. Il a donc décidé de faire concevoir cette sirène écoutant la mélodie joué au piano tout en aidant à créer un récif corallien.
Le lien de l’artiste qui produit ces sculptures sous-marines figure à droite de ce blogue. Le but de son œuvre est d’aider les coraux à se régénérer car les récifs coralliens meurent et sont de plus en plus en mauvaise santé.
Nous y faisons une belle plongée, magnifique variété de poissons et coraux. Les gars me taquinent depuis un moment de ne pas être capable de pêcher à la sling. Surtout Jeremy qui rit en faisant semblant de m’imiter comme si j’avais peur de la sling elle-même. Et bien soit! J’empoigne donc la lance sous son regard amusé. Il ajoute « Mommy, tu n’es pas capable de faire de mal à une mouche allons! »
Nous nous dirigeons alors sur le récif, je plonge la première, fonce sous l’eau et je commence à chercher avec Jeremy à ma suite. Au bout d’un moment il me demande en riant « est-ce que tu plonges au moins? » « Non je marche sur l’eau ha ha ha! » Je continue donc malgré ses plaisanteries. Je dois dire que cela me rend encore plus déterminé. Tout à coup, WOUHAAA! J’aperçois un énorme poisson scorpion, je ne prends même pas le temps de réfléchir et PAN! Je le harponne d’un coup direct dans la tête. Jeremy me regarde avec de grands yeux ronds. Je lui en bouche un coin là! On rapporte le poisson au bateau et Pierre est tous aussi impressionné, il demande deux fois si c’est bien moi qui l’ai attrapé. « Hump! Bien sûr que c’est moi! » De plus, nous constatons ensemble que c’est le plus gros « Lion fish » jamais attrapé sur Le Temps de Vivre. Je suis pas mal fière de moi.
Un Bull Shark est venu nous rendre visite durant notre pêche, il devait mesurer autour de 6 pieds, je dois dire que les requins ne sont pas menaçant dans les Bahamas car l’eau y est claire. Par contre, ce spécimen n’est pas rassurant et est un danger potentiel pour les baigneurs. J’étais heureuse de me trouver entre Pierre et Sébastien étant tous trois armé de nos sling on le regardait approcher bien en face. Il est venu près de nous, a rebroussé chemin et a disparu comme il était apparu.
Une belle journée qui s’achève sur un coucher de soleil magnifique et deux beaux filets de poisson scorpion. Je dirais presque qu’il était encore meilleur que d’habitude!

samedi 28 janvier 2012

Sirène... Vous avez dit sirène!







Nous sommes toujours à Rudder Cay et allons faire une plongée sur un des plus beaux récifs des environs. Il y a tellement de vie ici qu'on dirait que les poissons exécutent un ballets colorés pour le plaisir de nos yeux. Même les coraux sont vivants et affichent de belles couleurs telles que lilas, rose, vert lime, violet, rouge et orangé. Il y en a de toutes les formes. Je nage lentement alors qu'un "Queen Angel Fish" curieux vient me saluer en se déplaçant voluptueusement, 2 autres l'accompagnent. Un petit poisson coffre utilise sa faculté de camouflage pour échapper à mon regard. J'ai pu croquer 2 photos où il change ses couleurs. 
Je me retrouve au beau milieu d'un banc de gros Jack. Ils sont superbes et nagent solidairement comme des soldats, droits comme des flèches avec des propulsions secs et rapides. L'eau est limpide et nous permet de voir loin devant nous. Quel magnifique spectacle! Robert de Passport III est en train de nager avec une quarantaine de calmar. Ceux-ci glissent gracieusement dans ces eaux turquoises. Sur le chemin du retour vers le bateau, les hommes décident d'aller voir plus loin pour de la langouste. Jeremy est vraiment dans son éléments sous l'eau.


Pierre se promène tel un prédateur de récifs en récifs. Fouillant et regardant dans chaque fissure et cavité qui pourrait cacher ces homards du Sud. Il change de récif avec l'annexe en repérant les taches sombres qu'on distingue à la surface. Il plonge, remonte dans l'annexe et continue la recherche. Il se dirige finalement plus près du rivage, avec Jean-Claude qui conduit l'annexe. Pierre plonge encore, il tombe face à face à une silhouette des plus mystique... Impossible! Il écarquille les yeux et ne peut pas croire ce qu'il voit. C'est une... une sirène! Elle est étendue, près d'un piano à queue! oui! oui, près d'un piano prête à écouter la sérénade qu'un beau marin aventureux daignerait lui jouer. Il refait surface et alerte tous les autres marins présents qui sautent à l'eau sur le champs pour voir cette beauté des mers.
Jeremy était très heureux d'aller tenter de lui jouer un morceau sous son regarde admiratif. Toute une découverte qui a fait la fascination de tous.

Peut-être aurez-vous l'opportunité de la rencontrer un jour. Elle vous attend!

vendredi 20 février 2015

Les Exumas en bonne compagnie

 Les Exhumas en rafale avec nos amis Simon et Geneviève. On commence avec la pêche aux lambis et un bonne "conch salad" faite par nos invités. 

Pierre et Simon vont pêcher plus loin près du large avec deux autres plaisanciers. Le soleil est près de se coucher quand Pierre informe Simon qu'ils doivent sortir de l'eau. Au même moment, un des gars avec qui ils sont regarde par dessus son épaule et sursaute en voyant un énorme poisson gris juste derrière lui. Il pense tout de suite à un requin mais non...! Ce sont deux magnifiques dauphins qui viennent jouer avec eux. Baignade fantastique en compagnie de ses mammifères marins enjoués et retour au bateau pour la nuit.

Les vents ne semblent pas vouloir être favorables au départ alors nous profitons d'un peu de relaxation à Georgetown. Une promenade sur la plage avec des houles venant du large très impressionnantes. Geneviève s'est presque faite enlever par une vague qui est montée à plus de 25 pieds en se fracassant sur la parois du rocher où elle se trouvait. Spectaculaire! 
 
Des bateaux ont tenté de prendre la mer et on rebrousser chemin dans le Cut, un s'est décidé à partir quand même et a du faire demi tour en raison des bris sur son bateau qui a été durement frappé de côté pas une houle de 8 pieds au large. Hublot brisé et eau qui entrait dans le bateau.

Nous devions rester à Georgetown mais le lendemain à midi, le vent baisse et nous décidons de lever l'ancre, j'avise nos invités: "Êtes-vous prêts pour l'aventure?" . Ceux-ci sont plus que prêt, alors ont lève la grande voile et on s'engage dans le Cut qui est encore pas mal agité mais une fois passé, la mer est agréable et confortable. 
 
Première escale, "Blow Hole" de Rat Cay, suivi de l'île aux iguanes puis de la magnifique sirène qui attend toujours son capitaine pour lui jouer la sérénade. 
Simon tente le coup.

Geneviève avait fait une demande spéciale, elle voulait un thon et bien la commande est arrivée et elle l'a sortie elle même de la mer. Un vrai délice en sushi.

Nous avons ensuite été faire une balade sur Farmer Cay et terminé la journée au petit resto sur la plage Ouest de l'île. 
Magnifique coucher de soleil devant un bon rhum punch Bahamien. Service à la Bahamienne.... très long mais relaxant!

Pierre est heureux d'avoir un partenaire de pêche, Simon est très doué. Pas besoin d'expliquer à quoi ils passent leur temps libre.

On se dirige ensuite sur Black Point à voile pure, journée splendide sous un soleil de plomb.  Nous profitons d'une belle soirée au petit bistro "Le Scorpio" ailes de poulet au rhum délicieuses en compagnie d'autres plaisanciers.

Nous quittons au matin pour nous rendre à Staniel Cay. Magnifique plongée dans la célèbre grotte "Thunderball" on nage en plein aquarium. J'aime toujours autant aller plongée a cet endroit. Nos amis s'avèrent de très bon marins et aussi très à l'aise en plongée. 

Un saut à l'île aux cochons de Big Major. Geneviève, qui veut nourrir les bébés, coure sur la plage avec un sceau empli de nourriture poursuivi par une grosse truie. Celle-ci la rattrape et lui pince gentiment la cuisse avec sa grosse bouche gluante pour lui faire comprendre qu'elle veut son butin. Je dois dire que ce spectacle m'amuse beaucoup! J'ai déjà fait la même chose.
La marina de Staniel Cay a fait peau neuve, magnifique et très bien rénovée. De bon goût, chic et rafraîchissant!

Nos amis nous quittes déjà pour retourner au Québec. Le temps à passé si vite, bonne bouffe et bonne compagnie au paradis, quoi demander de plus. Ils partent sur un vol avec Flamingo air en direction de Nassau.

Ce fût un plaisir, on se revoit bientôt au Québec,



jeudi 14 février 2013

Pêche au féminin

Nous faisons un dernier saut en apnée avant de nous rendre à Emerald Bay Marina. Un très petit récif jonche la pointe rocheuse de Sand Dollar Beach. Celui-ci est peuplé d'une multitude de petits poissons colorés. Simon en profite pour plonger aussi. Quel ne fût pas ma surprise d’apercevoir un beau GROS Poisson Scorpion! Moi qui les chasse maintenant, je vais au bateau à grand coup de palme afin que Pierre me passe la Sling. Je reviens rapidement pour tenter de le prendre. Geneviève m'accompagne.

Je plonge vers la prise convoitée, je me reprends à quelques reprises afin de ne pas le manquer, ça y est je suis prête. Je tire sur l'élastique et maintient bien le harpon à la façon d'un lance pierre. Je plonge, je vise et... Un gros Mouton Snapper vient se placer devant ma sling! Vraiment fantasque celui là! Bon je le repousse car je sais que seuls les langoustes et Lion Fish n'attirent pas les requins et barracudas lorsque l'on pêche. Je recommence, je plonge, je vise et...  PAN! directement sur le côté de la tête du poisson scorpion, il est plus gros que mon premier. Je l'ai eu mais celui-ci réussi à se déprendre. Au même moment, j’entends Geneviève hurler, "UN REQUIIIN!"  Je n'ai jamais vue quelqu'un nager si vite, elle marche presque sur l'eau. Je me rend sur le bateau avec elle, tant pis pour mon poisson. Je me retourne et je constate qu'il s'agit d'un requin nourrisse mais il est gigantesque, un des plus gros que j'ai vue. Je peux comprendre qu'elle ait été surprise, il est impressionnant! C'est un morceau de poisson mort que Pierre a laissé sur la plage arrière du bateau qui dégouttait dans l'eau qui l'a attiré. Ce sont des charognard "bottom feeder".
 
La surprise passée et une fois informé qu'il s'agit de requin inoffensif, elle replonge pour tenter de le photographier et remonte avec un beau corail blanc.  Pierre lui s'est empressé d'aller prendre mon poisson blessé et a attrapé le Mouton Snapper qui dansait devant son harpon. Geneviève et moi nous sommes occupés d'arranger les poissons, on distingue le requin nourrisse sur la photo au fond à attendre les abats du Mouton Snapper. Il faut dire que c'est difficile d'éventrer un poisson aussi vigoureux qui n'est pas mort. Bref, pendant que Geneviève le maintient sur la planche, je lui enfonce le couteau dans la tête, le convulsions du poisson font crier Geneviève, un vrai chant de sirène.  Les autres plaisanciers sur les bateaux voisins doivent se demander si je ne suis pas en train de la zigouiller! On réussi à achever la bête avec des cris et de grands éclats de rire!

Elle est pas belle la vie!

mercredi 14 mars 2012

Lamantins à Cape Canaveral et cruising permit


Ce matin le vent est tombé et nous sommes entourés par la nature de la Floride. Un Grand-Héron se tient élégamment au bout du quai où nous sommes amarrés tandis que des Pélicans sommeillent à l'autre extrémité derrière nous. L'un d'eux s'envole et s’échoue lamentablement sur le bout d’un piler tel un débutant, atterrissage manqué. Moi et Jeremy rions devant ces oiseaux au mouvements si maladroits.

Nous allons chercher notre « Cruising Permit » et ne profitons pour fouiner dans les petites boutiques sur la route. Plusieurs petites terrasses en bordure du canal et beaucoup de monde. Nous savons maintenant ce qu’est un Cruising Permit en raison de l’explication du douanier de St-Augustine l’année dernière mais demandons tout de même à ses douaniers les conséquences de ne pas l’avoir. Les deux douaniers se regardent l’air perplexe et un long silence s’en suit chacun attendant la réponse de l’autre qui n’arrivera jamais. Ils savent au moins que c’est pour t’éviter des frais d’entrée et de sortie dans chaque port et nous disent qu’avec le Cruising Permit, tu n’as pas besoin de te rapporter dans tous les ports.  C'est parfois contradictoire mais puisqu’ils sont deux en plus des 3 autres douaniers présents qui confirment on ne va pas insister pour se rapporter partout quand même. Le douanier de l’année dernière était plus explicite et savais de quoi il parlait… du moins il en avait l’air! Voire page de blogue plus ancienne : http://tempsdevivre2.blogspot.com/2011/03/cruising-permit.html

Il fait beau et chaud et nous décidons de lever l’ancre à 15h00 pour naviguer toute la nuit et nous rendre directement à St-Augustine par le large. Je démarre le moteur quand Pierre me crie de venir voir dehors. Je le vois regarder le tuyau d’échappement du moteur que rejette l’eau à la mer. Je m’approche et…. Quelle ne fût pas ma surprise de voire une énorme femelle lamantin s'abreuver à même le pot d’échappement! Comme elle se déplace lentement elle passe entre le safran et la quille. Si nous enclenchons l’embrayage, elle se retrouvera blessée par l’hélice. Pourquoi boit-elle cette eau chaude, salée et franchement qui doit goûter le moteur. Jeremy nous dit alors qu’un plaisancier que nous avons rencontré, Douglas du bateau Carefree lui avait dit que les lamantins aiment l’eau douce. Les plaisanciers laissent le boyau d’arrosage s’écouler dans la mer entre l’utilisation et les lamantins viennent s’y abreuver. L’explication est que cette pauvre femelle croyait que notre échappement lui procurerait de l’eau douce. Nous savions déjà qu’il ne faut pas caresser ces vaches de mer qui broutent car ils viennent et s’habituent aiment les humains. Ce qui les met en danger d’être blessés par les hélices des bateaux. Même chose avec l’eau douce. Nous avons dû couper le moteur pour cesser de déverser de l’eau et avancer le bateau avec les amarres à l’autre bout du quai. Nous avons attendu un peu et avons démarré le moteur et quitter le quai rapidement avant que le bruit de l’eau qui s’écoule ne l’attire à nouveau avec son petit.

Ce sont des bêtes très affectueuses avec leurs petits yeux  piteux. Ils nagent lentement et gracieusement en ondulant la queue de haut en bas. L’histoire raconte qu’ils seraient à l’origine de la légende de femmes ayant une queue de poisson, une sirène! Les marins auraient aperçu la queue de ces bêtes qui nagent langoureusement. Probablement qu’ils étaient trop fatigués ou trop ivres pour discerner leur tête chauve, leur visage ridé et leur menton couvert de petits poils. Ha ha ha! J'ai trouvé cette photo qui "pourrait" faire penser à des sirènes... Peut-être, avec quelques rhum derrières la cravate.