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lundi 10 septembre 2012

Entrée au secondaire IV

Jeremy a fait son entrée à la polyvalente comme tous les autres jeunes. Il restera à l'école jusqu'en décembre cette fois. Nous avons convenu qu'il viendrait nous rejoindre en avion un peu plus tard. Soit trois semaines après notre départ. Il demeurera chez des amis et poursuivra ses études durant ce temps. Il aime venir en bateau mais ses camarades lui manquent. Il est ravi de pouvoir passer plus de temps avec eux cette année. De plus, il prend ses cours de conduite.

Il devrait revenir avec nous au printemps et réintégrer les cours dès notre retour. En principe il ne manquera qu'une seule étape (la 3e) de toute son année. Nous veillerons à ce qu'il poursuive ses travaux à bord durant ce temps.

Nous prendrons les dispositions nécessaires selon l'évolution de la situation, tout s'est toujours bien déroulé depuis sa 5e année du primaire. Une année à la fois.

Secondaire III pour Jeremy,

 L'hiver 2012 avance à grand pas. Nous avons reçu beaucoup de courriel au sujet de l'école à bord ces derniers jours. Voici quelques informations qui pourront répondre à certaines des questions qui nous ont été posées.

À notre retour au printemps dernier, comme à chaque année, Jeremy continuait ses études à la maison en attendant la période des examens de fin d'année.  Seules les matières de français, anglais et mathématique étaient requises pour passer au niveau suivant.  Quelle ne fût pas notre surprise de recevoir un appel de la nouvelle directrice adjointe de l'école qui s'inquiétait le l'avenir de notre fils. Celle-ci nous demande en premier lieu si Jeremy est un jeune sérieux et motivé de réussir sa scolarité.  Elle propose ensuite de lui faire passer tous les examens de toutes les matières afin qu’il dispose de plus de crédit lui permettant d'obtenir son diplôme d'étude secondaire d’ici deux ans. De plus, elle nous mentionne qu'il devrait réintégrer les cours le plus rapidement possible pour se préparer en vue des examens des matières non vues. Super! Quand je pense qu’ils n’ont jamais accepté que Jeremy réintègre les cours en raison de son absence prolongée. Par contre, je craignais que certains enseignants moins ouverts pénalisent Jeremy pour cette absence. Elle m’a assuré qu’elle parlerait aux enseignants à cet effet et qu’il ne devrait pas y avoir de problème. Finalement seul l’enseignant en Mathématique n’a pas collaboré mais il traitait les autres étudiants de la même façon, manque d’intérêt de sa part pour la réussite des jeunes. Tout ne peut pas être parfait!

Elle nous demande ensuite de lui fournir un Porte-Folio scolaire sur lequel elle pourrait octroyer des crédits pour certaines matières sans qu’il fasse les cours. Il y a l’éducation physique et la musique car Jeremy a pris des cours privée durant l’été et a bien pratiquer tout l’hiver.
Dans le porte-Folio nous avons joint des photos de plongé, de pêche, la navigation du voilier et de l’annexe. Nous mentionnons la marche à pieds en étant chargé de paquets, ses talents culinaires etc... Elle accorde donc les crédits pour l’éducation physique sur le champ et lui fait passer un test de musique par l’enseignant et obtient les crédits aussi pour cette matière, ce qui lui donne deux cours libres à la bibliothèque. La directrice exige qu’il utilise ce temps libre pour faire du rattrapage en science et en histoire.

Pour l’histoire, nous avions la série « Épopée en Amérique » à bord ce qui a contribué à ses connaissances. Jeremy a finalement réussi toutes ses matières et a obtenu tous ses crédits pour l’année secondaire III. Merci à Mme Picard, pour son intérêt sincère et d’avoir pris à cœur la réussite de notre fils. Ses conseils avisés nous été très précieux.

mercredi 21 mars 2012

FIN DE SAISON

 
Les bagages sont prêts et Pierre va chercher l’auto qui est restée ici tout l’hiver. Il avait pris soin de mettre du WD40 sur les disques des freins pour empêcher la rouille. Super de bon résultat. Il enlève la toile dessus et ouvre le capot pour rebrancher les batteries. Il recule d’un coup en secouant les mains et me dit "Il y a deux gros serpents sur le moteur!". Il cogne et frappe mais ceux-ci ne bronchent pas. Plusieurs minutes plus tard ils sont toujours là. Pierre décide de faire autre chose et d'y retourner plus tard, les deux reptiles finissent finalement par mettre les voiles et libèrent notre voiture.
 
Le bateau est à peine prêt à sortir de l’eau que déjà, un petit passager clandestin tente de s'y installé. Un beau petit lézard est intéressé par la cabine de Jeremy qui lui, aimerait bien l'avoir comme chambreur à bord.

Nous profitons d'un dernier coucher de soleil. en Floride sur le bord de la Rivière St-John. Trois alligators déambulent affleurant la surface lisse de l’eau. le long de la baie. On distingue nettement leur dos dentelé qui glisse doucement. Un oiseau mouche s’est manifesté et est reparti aussi vite qu’il est venu,. Un cormoran plonge et ressort la tête avec parfois, un petit poisson dans le bec. Il est drôle avec son air faussement élégant à chaque fois qu’il ressort la tête.

Il n’y a pas la moindre brise depuis deux jours et le mercure monte à 30°. Par contre, les nuits sont fraîches et confortables. Une dernière balade au matin dans ce magnifique domaine jonché de chênes énormes arborant leurs branches rehaussées de mousse espagnole. Les dindes sauvages sont là aussi avec leur danse nuptiale du début de la saison des amours.
Le printemps est là et la saison de voile se termine en même temps pour nous tandis qu’elle commence pour d’autres. Nous rentrons au Québec le cœur léger et y arriverons avec les fleurs du printemps.

Bonne saison estivale et bon vent à tous les marins!

dimanche 18 mars 2012

Gibson Dry Dock, San Mateo Florida. 16 mars


Nous quittons Jacksonville, 5h45 afin de profiter du courant de la marée montante. Il fait encore nuit et la lune éclaire la surface lisse de la rivière nous permettant de distinguer les « crab pot » qui jonchent notre parcours.

Le jour se lève finalement sur un épais brouillard, si opaque qu’on n’y voit rien à  plus de 10 pieds devant. C’est fou! On évite les « crab pot » à la dernière minute, une vrai navigation à l’aveuglette. C’est notre première navigation dans un brouillard si dense. Le courant nous pousse bien et nous suivons le GPS, seule les « crab pot » posent problème, un véritable champ de mines ainsi que le risque de rencontrer un autre bateau.
 
Le brouillard est blanc et scintillant, on peut voir les gouttelettes de fine rosée briller autour de nous, comme le soleil est certainement devant, il se forme un cercle lumineux blanc derrière le bateau. On navigue littéralement dans un gros nuage. En respirant, on ressent la fraîcheur de la rosée se déposer sur notre langue. C’est très rafraîchissant surtout qu’il fait déjà 25°. La surface est si lisse qu’on avance comme sur un miroir enfumé.

Nous voyons sur la carte que le « Shands Bridge» se trouve droit devant nous. Ce pont sous lequel plusieurs bateaux ne peuvent pas passer en raison de leur tirant d'air pour se rendre à Gibson Dry Dock. Ils s’arrêtent ici, à Green Cove Spring Marina. Notre tirant d'air nous permet de passer sous ce pont mais assez juste, nous aimons toujours voir l’affiche du niveau de clairance avant de nous y engager.

Selon la carte il est juste là devant, mais le brouillard est tel qu’on ne le voit pas! Ça commence à être stressant. Pierre ralentit quand finalement il se dessine faiblement à moins de 50 pieds de nous. On avance doucement pour voir qu’il y a 46 pieds de clairance. Ok on passe!

Quelques minutes plus tard, le brouillard se dissipe complètement et laisse percer un soleil de plomb, pas le moindre souffle de vent.  En regardant mes photos, je réalise qu’on me distingue sur le balcon avant aussi nettement que dans une glace alors que je m’amusais à photographier l’étrave du bateau qui fendait l’eau de la rivière. On navigue sur un véritable miroir.
Nous arrivons à San Mateo. Avec les années nous nous y sentons chez nous. Cette petite marina, modeste, est très accueillante. Pas de place à quai à notre arrivée alors nous nous encrons en face et allons à terre en annexe. D’année en année, Tom et Gerry sont de plus en plus chaleureux avec nous et nous accueillent avec des grands sourires et gestes de bienvenue. Un bateau à quai doit partir aujourd’hui, Tom s'empresse d'aller les voir et leur demande à quelle heure ils doivent quitter car il veut libérer la place pour nous. Parfait, d’autant plus que nous y serons jusqu’à mardi prochain. Cela facilitera la préparation du bateau pour la cale sèche.

30 minutes plus tard, nous sommes confortablement installés à quai et profitons de notre petit coin bien à nous.

vendredi 16 mars 2012

St-John River

Nous larguons les amarres ce matin et entreprenons le trajet pour nous rendre à Jacksonville. Nous partons avec la marée montante pour profiter du courant de celle-ci qui nous fait gagner en vitesse et de toute façon avec le courant contre nous, on n’avance pas! Trois autres bateaux quittent St-Augustine en même temps que nous.  Le trajet se passe très bien sous une journée ensoleillée avec un petit vent frais. On dirait presque une journée d’été au Lac Champlain. Nous arrivons à destination à 16h30, l’heure à laquelle le « Main Street Bridge » de Jacksonville reste fermer pour l’heure de pointe, il ouvrira de nouveau à 18h00.

Le courant est très fort, 3 nœuds environ. Nous décidons de nous arrêter au quai de la marina juste avant le pont pour attendre. Malgré le courant, l’amarrage se fait très bien et nous accostons le bateau facilement. Nous grignotons quelques pop corn avec un petit apéro en attendant le pont quand un autre voilier arrive et veut s’amarrer aussi. Il tourne en rond et se reprend pour se diriger devant nous. Pierre et Jeremy vont pour l’aider. Il s’approche, la dame lance l’amarre avant à Jeremy qui l’attrape tout de suite. Le bateau avance un peu vite et la dame lance alors l’amarre arrière à Pierre.  Comme le bateau est encore perpendiculaire au quai celle-ci tombe dans l’eau juste devant Pierre qui réagit sur le champ et l’attrape avant qu’elle ne coule et risque de se prendre dans l’hélice du plaisancier.

À ce moment précis, le capitaine de ce bateau enclenche la marche arrière du bateau. Parfait, il va arrêter l’élan et tourner parallèlement au quai. Mais non! Il se met à reculer à plein régime, pris de panique en raison du fort courant. Pierre tente de garder l’amarre mais impossible, le bateau recule à toute allure. Pierre lance alors l’amarre à la femme sur le pont pour ne pas la laisser trainer dans l’eau et bloque l’arbre d’hélice. Jeremy avait déjà amarré le devant du bateau. Il s’empresse de libérer le câble pour le lancer aussi sur le bateau pour éviter le pire. Le navigateur paniqué lui dit de la laisser tomber à l’eau. Sa femme sur le pont semble ne pas être d’accord alors Jay s’élance et lui retourne l’amarre qui réussit à se rendre jusqu’à la femme. Celle-ci s’empresse de récupérer ce que traine à la mer. Si jamais ça s’était pris dans l’hélice, le courant les aurait emportés comme un bouchon de liège.

Finalement, il va tourner en rond devant le pont durant une heure et demi en plein courant. Jeremy s’est alors souvenu de ces plaisanciers. Ils étaient à St-Augustine dans l’air client de la marina. Ils donnaient leurs conseils à tout le monde sur comment naviguer dans la St-John River, quoi faire et ne pas faire. Ils nous avaient demandé quand nous comptions partir. Puis, avaient commencé à nous dicter quoi faire et à quelle heure partir le matin. Nous disant « J’espère que vous savez à quelle heure est la marée !» Nous les avions ignorés, les conseils sont toujours bienvenus et nous les considérons mais ce trajet nous le faisons depuis 4ans et nous le connaissons par cœur. Certains conseils nous ont été très utiles et nous ont grandement facilité l’apprentissage de la navigation en mer. On en apprend toujours. Par contre, nous avons toujours analysé chacun d’eux avant de les suivre, afin de comprendre ce que nous faisons. Les histoires de quais et conseils imposés qu’on entend parfois peuvent nous induire en erreur aussi. La décision finale vous appartient toujours.

Il y a quelques années, un plaisancier dans la Baie de Lakeworth se promenait en annexe pour aviser les autres qu’il y avait une fenêtre météo le lendemain pour le Gulf Stream. Cette information c’est répandue comme une trainée de poudre. Plusieurs sont partis le matin suivant mais sans nous et un bateau ami, Ukulu, Guy et Doris qui ont d’ailleurs été de très bons conseillés. C’était notre première traversée et Guy nous a expliqué qu’il fallait prendre en considération la houle du nord qui n’avait pas eu le temps de réduire malgré le beau temps. Nous devions attendre une journée de plus, ce que nous avons fait. Plus tard, nous avons su que la traversée des plaisanciers partis la veille fût turbulente et très inconfortable, l’un d’eu a même endommagé son bateau.

Je n’oublierai jamais cette première traversée, j’étais si impressionné. Nous avions gardé le contact radio avec Ukulu et les suivions. Il nous a appelé à un certain moment sur le VHF et nous a dit « Bienvenue dans votre premier Gulf Stream! » pour nous signaler que ça y était, nous y étions! Quel beau souvenir!

Oups! Fini de rêver, il est temps d’aller passer le pont pour s’amarrer à Jacksonville. Nous larguons les amarres et nous dirigeons directement sur celui-ci qui s’ouvre aussitôt sur notre passage. L’autre plaisancier qui tourne en rond vient passer derrière nous. Nous voyons une petite place entre un Cruiser et le mur de ciment du bout du quai. Nous décidons de nous y amarrer malgré une manœuvre serré. On y entre et accostons le bateau sur un 10 cent. Super! L’autre plaisancier qui devait s’arrêter ici aussi a finalement continué sa route.
 
Nous allons manger au restaurant sushi ce soir, a ne pas manquer en passant, "Koja" a gagner le prix du meilleur restaurant de Jacksonville. C'est délicieux. Il y a une moto en déco, une véritable oeuvre d'art toute faite de bois qui nous a fait penser à un ami  artiste qui travail le bois aussi, Jean Toulouse.   Nous avons bien profité de ce petit arrêt au milieu de la ville.

mercredi 14 mars 2012

Navigation vers St-Augustine 12 mars


Nous quittons finalement Cape Canaveral après avoir semés la femelle lamantins et son petit.  Beaucoup de bateau de croisière dont un qui sort en même temps que nous. On doit dire qu’on se sent très petit à côté. Des gens font signes de la main du rivage et du bateau de croisière. Comme nous sommes entre les deux nous les saluons aussi en riant comme si tout ce beau monde était là pour nous.

En sortant il y a des bonnes houles et ça brasse un peu mais dès que nous faisons cap vers St-Augustine passé la pointe de Cape Canaveral les vagues sont en notre faveur et nous filons très vite et confortablement. Jeremy fait le premier quart de nuit jusqu’à 23h30 suivit de Pierre jusqu’à 4h00 et je prends le dernier quart. J’ai très bien dormi et le vent est tombé. Je décide donc de cuisiner et faire du ménage suite à la navigation nocturne. Pain baguette, pizza brocheta et petit pain à l’oignon. Pendant que le pain lève je vais admirer le lever du soleil. Splendide sur cette mer lisse avec sa houle résiduel du passage des vents forts d’il y a deux jour. On se laisse voguer doucement et agréablement.

 
 
Pierre et Jeremy se lève avec l’odeur de pain frais et de café qui flotte dans l’air. Un bon petit déjeuner en famille pour souligner notre dernière navigation au large cette année. On entre sur St-Augustine mais constatons que le canal d’entrée de « l’Inlet » à changer de place. Il faut être vigilent car les déferlantes sont très près du côté Sud et assez impressionnantes avec une houle de l’Est établie. Nous sommes à l'étale et il y a peu de houle mais nous constatons que les bouées semblent avoir changé de place et qu'un gros navire semble creuser plus loin dans l'embouchure.

 Un bateau de plongeur voyant notre hésitation vient vers nous et désigne la nouvelle entrée. On les remercie et entrons très facilement jusqu’au pont à bascule pour prendre un mouillage à la marina et profiter de cette belle ville ancestrale.

Très belle navigation encore une fois. Nous irons prendre un peu de bon temps et de repos pour les 2 prochains jours. 
 


Nous prennons notre dernier repas de langoustes cette année avec les 3 que j'avais en réserve au congélateur. Un vrai délice!

Lamantins à Cape Canaveral et cruising permit


Ce matin le vent est tombé et nous sommes entourés par la nature de la Floride. Un Grand-Héron se tient élégamment au bout du quai où nous sommes amarrés tandis que des Pélicans sommeillent à l'autre extrémité derrière nous. L'un d'eux s'envole et s’échoue lamentablement sur le bout d’un piler tel un débutant, atterrissage manqué. Moi et Jeremy rions devant ces oiseaux au mouvements si maladroits.

Nous allons chercher notre « Cruising Permit » et ne profitons pour fouiner dans les petites boutiques sur la route. Plusieurs petites terrasses en bordure du canal et beaucoup de monde. Nous savons maintenant ce qu’est un Cruising Permit en raison de l’explication du douanier de St-Augustine l’année dernière mais demandons tout de même à ses douaniers les conséquences de ne pas l’avoir. Les deux douaniers se regardent l’air perplexe et un long silence s’en suit chacun attendant la réponse de l’autre qui n’arrivera jamais. Ils savent au moins que c’est pour t’éviter des frais d’entrée et de sortie dans chaque port et nous disent qu’avec le Cruising Permit, tu n’as pas besoin de te rapporter dans tous les ports.  C'est parfois contradictoire mais puisqu’ils sont deux en plus des 3 autres douaniers présents qui confirment on ne va pas insister pour se rapporter partout quand même. Le douanier de l’année dernière était plus explicite et savais de quoi il parlait… du moins il en avait l’air! Voire page de blogue plus ancienne : http://tempsdevivre2.blogspot.com/2011/03/cruising-permit.html

Il fait beau et chaud et nous décidons de lever l’ancre à 15h00 pour naviguer toute la nuit et nous rendre directement à St-Augustine par le large. Je démarre le moteur quand Pierre me crie de venir voir dehors. Je le vois regarder le tuyau d’échappement du moteur que rejette l’eau à la mer. Je m’approche et…. Quelle ne fût pas ma surprise de voire une énorme femelle lamantin s'abreuver à même le pot d’échappement! Comme elle se déplace lentement elle passe entre le safran et la quille. Si nous enclenchons l’embrayage, elle se retrouvera blessée par l’hélice. Pourquoi boit-elle cette eau chaude, salée et franchement qui doit goûter le moteur. Jeremy nous dit alors qu’un plaisancier que nous avons rencontré, Douglas du bateau Carefree lui avait dit que les lamantins aiment l’eau douce. Les plaisanciers laissent le boyau d’arrosage s’écouler dans la mer entre l’utilisation et les lamantins viennent s’y abreuver. L’explication est que cette pauvre femelle croyait que notre échappement lui procurerait de l’eau douce. Nous savions déjà qu’il ne faut pas caresser ces vaches de mer qui broutent car ils viennent et s’habituent aiment les humains. Ce qui les met en danger d’être blessés par les hélices des bateaux. Même chose avec l’eau douce. Nous avons dû couper le moteur pour cesser de déverser de l’eau et avancer le bateau avec les amarres à l’autre bout du quai. Nous avons attendu un peu et avons démarré le moteur et quitter le quai rapidement avant que le bruit de l’eau qui s’écoule ne l’attire à nouveau avec son petit.

Ce sont des bêtes très affectueuses avec leurs petits yeux  piteux. Ils nagent lentement et gracieusement en ondulant la queue de haut en bas. L’histoire raconte qu’ils seraient à l’origine de la légende de femmes ayant une queue de poisson, une sirène! Les marins auraient aperçu la queue de ces bêtes qui nagent langoureusement. Probablement qu’ils étaient trop fatigués ou trop ivres pour discerner leur tête chauve, leur visage ridé et leur menton couvert de petits poils. Ha ha ha! J'ai trouvé cette photo qui "pourrait" faire penser à des sirènes... Peut-être, avec quelques rhum derrières la cravate.