
Nous arrivons à l’ancrage convoité. En
regardant sur la carte je vois bien qu’on frôlera le fond à un certain endroit,
1,6 mètre alors qu’il nous faut 1,7. Pierre me dit, « c’est du sable alors
un pouce… ça va passer » Ok parfait, on va dire que je suis rassuré là! On
glisse lentement sur cette mer turquoise, la profondeur diminue... Encore…! Encore…! Jusqu’à ce qu’il ne reste plus que 6 pouces sous la quille. Je garde le cap
et Pierre est à l’avant pour s’assurer qu’il n’y a pas une tête de corail ou un roc sur devant l'étrave.

La vue est paradisiaque et la plongée des
plus diversifiées et ce, dans très peu d’eau. Quelques spécimens présents font
parties de ceux qu’on ne voit que rarement. Beaucoup de « houndfish »
nous entourent, aussi une sorte de petit crabe blanc rayé noir avec de très
petites pinces, les yeux globuleux parés de longs mandibules, sorte d’antenne,
on dirait des grands cils qui leur donnent un air rigolo. Des bancs de poissons
de toutes sortes nagent en groupe, une belle tortue de mer vient combler ce ballet
de poissons colorés, un enchantement pour les yeux.

Pierre, avec son œil de lynx, perçoit une
belle langouste qui lui fait de l’œil dans son trou et en plus, elle n’est pas
seule! Une carcasse de mutation impressionnante trainait non loin. Peut-être
que la propriétaire occupe encore les lieux. Il s’élance et attrape une des deux
langoustes dans la crevasse à environ 20 pies quand au même moment, alerté par l’activité présente la
langouste, probablement propriétaire de la super carcasse, sort d’un autre trou
un peu plus haut. Hep holla! Pierre réagit sur le champ et la transperce de sa
lance.

Après le coucher du
soleil, la pleine lune se lève, dorée et confortablement calée dans le creux d'un nuage de
ouate. Spectaculaire! Nous y passons une nuit reposante, comme si nous étions les derniers habitants de cette magnifique planète.
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